Porcelets –ECE : victoire 27-7 
« Il faut se méfier des ingénieurs : ça commence par la machine à coudre, ça finit par la bombe atomique. » (Marcel Pagnol)
Telles étaient, dans l’esprit, les consignes d’avant-match du staff porcelet. Aborder le match sérieusement contre des adversaires déterminés, prendre au sérieux cette équipe de l’ECE, ingénieurs high-tech capables, probablement, de mettre au point des stratagèmes du dernier cri pour percer nos défenses, nous faire mal et nous infliger une première défaite cette saison.
Mais, apparemment, pas assez high-tech pour avoir un paquet de licences à jour après plusieurs matchs dans la saison. Résultat : le match est, officiellement, gagné sur tapis vert.
Heureusement l’arbitre a quand-même accepté de nous faire jouer deux demi-mi-temps (mais pas plus, il était malade). Un peu décontenancés par la perte d’enjeu et d’adrénaline, nos porcelets entament tout de même le match en faisant fonctionner les bonnes vieilles recettes de grand-mère (pour peu que votre grand-mère ait été troisième ligne dans sa jeunesse) : on fait des gros plaquages, on récupère la balle, on passe pas le 10 et on marque. Recette qui, faute d’originalité, ne manque pas d’efficacité quand elle est mise en pratique par le vaillant pack d’avants goret, puisqu’elle vaut à David, Yvan et François d’y aller chacun de leur essai, après avoir usé les défenses finalement un peu fébriles de ECE, qui, en fait de bombe atomique, faisait un peu l’effet d’un pétard mouillé.
Mais l’ingénieur, même s’il subit, n’abdique pas. Pour preuve, sur une de leurs premières offensives, le ballon arrive à l’aile. Leur centre attaque notre ligne pas très bien replacée, franchit, et profite du déplacement de l’ailier rose sur lui pour passer le cuir à son n°11 qui met les gaz et n’est pas rattrapé. Un essai pris sur une erreur de placement et de communication en défense: on n’a donc pas fini d’en parler à l’entraînement.
Par la suite, les porcelets font tourner. Ils perdent un peu de repères et, il faut bien le dire, un peu d’envie en croyant avoir fait le plus dur. Ils subissent donc plus, mais sont suffisamment vaillants pour réagir aussi.
Arrivés à proximité de la ligne adverse, la troisième ligne gorette, pas encore rassasiée, décide de se remettre en évidence. David montre que la connection avec son frère marche toujours aussi bien en décalant Nicolas (Parrain, bien sûr) qui, au lieu d’y aller tout seul comme son instinct farouche le lui dicte, décide de jouer le 2 contre 1 qui s’offre à lui en fixant son défenseur et en passant le ballon à François en position d’ailier qui n’a plus qu’à… laisser tomber le ballon alors qu’il a presque les pieds dans l’en-but. Quand on vous dit qu’il ne faut pas forcer sa nature… Explication de l’intéressé : « J’ai voulu aplatir avant d’avoir attraper la balle. » Et gonfler ses statistiques à la burne ?
Après un nouveau temps faible, les porcelets remettent la marche avant. C’est sur une mêlée qu’ils tentent une des premières combinaisons du match. Hugo, en position de 10, annonce une sautée pour le deuxième centre, qui s’avère en fait être une sautée pour le trou entre le deuxième centre et l’ailier. Mais avant même que le destinataire initial de la passe ait eu le temps de faire demi-tour pour aller se coucher sur le ballon, Hugo ramasse la balle et part en 6ème vitesse pour tenter d’applatir en coin. Il en est empêché in extremis par le retour de son vis à vis qui, en toute illégalité, lui fait une cuillère si inattendue que le fougueux capitaine rose en fait un spectaculaire vol plané. Il garde tout de même assez de lucidité pour transmettre, les fesses par terre, à Pierre M, qui, pas rancunier pour la passe manquée, a suivi et n’a plus qu’à plonger dans l’en-but.
Le dernier essai est encore l’œuvre d’Hugo qui, tirant les leçons du précédent lancement de jeu sur mêlée, feinte la passe, dépose trois adversaires par ses crochets et y va tout seul pour aplatir entre les poteaux, avec un style qui n’est pas sans rappeler James C. Burrows, ancien ouvreur international des porcelets. On notera tout de même qu'il n'en a pas encore la qualité de jeu au pied, et loin de là même, puisqu'il rate de fort belle manière la transformation immanquable (du moins le croyait-on) à suivre, d'un coup de pied qui semble davantage viser le drapeau de coin.
A l’arrivée, tout de même, une nette victoire porcine qui renvoie les ingénieurs de l’ECE à leur machine à coudre les plaies, en attendant une bombe atomique la prochaine fois.

La burne :
3 points pour François et son en-avant dans l’en-but.
5 points pour l’ECE et ses licences pas à jour.
6 points pour Hugo et sa double sautée dans le vide si bien rattrapée et son énorme transformation loupée sous les poteaux.
5 points à la FFSU qui a inversé le score du match (qui de toute façon n’aurait pas du compter) sur son site internet.

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