Agroparis - Porcelets : 0 - 6 
"Hélas que faire quand on est habitué à traire des vaches pour apprendre à plaquer des cochons ?"

Le soldat romain est un paysan qui combat. La plupart du temps, il est dans son champ, et, quand la pax romana est menacée, il lâche sa charrue et ses vaches pour saisir son glaive et taper du Gaulois ou du Numide.
Le lointain cousin du soldat romain est l’élève de l’Inapg qui s’est contenté de troquer son glaive contre un ballon ovale. Malheureusement, la gloire de cet établissement scolaire français est tout aussi ternie que celle de son illustre ancêtre si bien qu’après le match contre l’entente des porcelets, les joueurs de la rue Claude Bernard ne présentaient même pas l’aspect d’une ruine digne d’être visitée, c’est à peine si l’instinct de vie leur restait pour serrer la main de leurs valeureux vainqueurs.
Hélas que faire quand on est habitué à traire des vaches pour apprendre à plaquer des cochons ? pas grand chose.
Les porcelets, au symbole cochonoïde des plus polémiques en ces temps de grippe mexicaine et de questions sur l’identité nationale, n’ont pas manqué d’enrhumer leurs adversaires.
Rentrés joyeux sur le terrain boueux qui leur convient à merveille, nos féroces phacochères ne manquaient pas de sortir leurs défenses et dominaient outrageusement les premières vingt minutes, campant près de la tranchée tracée solidement par nos susdits agriculteurs décadents.
Malheureusement, une passe au-delà des limites de la ligne de porcherie rendait stérile une action qui aurait dû couronner un surnombre outrageant (Benoît 5 points à la burne pour triple sautée à la touche).
Les porcelets décidaient d’assouvir leurs fantasmes les plus secrets en organisant un combat de boue d’anthologie au cours duquel Hugo devait se montrer le plus créatif (tu aimes ça la boue hein ? cochon va)
La défense permettait de tenir le score de parité et les agronomes rataient naturellement une pénalité que leurs lourds sabots ne leur permettaient pas de transformer. En revanche, Léopold permettait aux siens de virer à la pause avec trois points d’avance (3-0)
La première mi-temps restait marquée comme celle de la conquête parfaite et il manquait peu pour que Rome ne fusse prise une deuxième fois (allusion un peu complexe, la première étant la prise par Brennus de Rome, le nom de ce dernier étant associé de manière si évidente au Rugby et ayant comparé les agronomes à des Romains décadents, je ne puis résister à faire cette image qui ancre l’exploit et la domination porcelaise assimilée aux Gaulois un peu plus dans l’histoire en cette année anniversaire de notre Gaulois préféré et de son pote le gros)
La deuxième mi-temps s’annonçait, pour les avants et la défense, interminable, et, si peu de ballons volaient jusqu’à l’aile, c’est à cause des coups de pied à suivre incessants (Hugo, Vincent, Benoît +5 à la burne du moins je propose). Quoi qu’il en soit les avants avec les frères Karamazov de Salon de Provence, Pierre et ses messieurs de CP, Raphaël, et j’en passe, proposaient un combat qui se soldait par une crampe généralisée pour Pierre CP qui sortait du terrain en proposant une imitation de Ch. Chaplin assez fidèle.
L’équipe devait finalement, un peu contre le cours du jeu, il faut l’avouer, enfoncer le clou par une seconde pénalité signée Bertrand cette fois-ci (6-0) qui ne mettait pas l’équipe à l’abri d’un retour. La fin du match prenait donc les très nombreux spectateurs (les blessés et les non retenus et le boulet dont le certif était invalide aux yeux de M. l’arbitre) aux tripes. Quoi qu’il en soit, c’est bien celles des agronomes qu’on finissait par déguster puisque les 5 dernières minutes tournaient en notre faveur et permettaient une occupation sereine de leur camp après un milieu de seconde mi-temps plus brouillon.
Le coup de sifflet final renvoyait les inapgiens à leurs charrues et les espciens à leurs 3e mi-temps !

La burne:

2 points pour Hugo et sa dent cassé au bout de 30 sec de jeu
2 points pour Benoit et sa passe en touche qui vendange un essai tout fait
1 point pour léo et le coup de pied qu'il ne fait pas alors que ça fait 30 min qu'on en chie dans nos 22.
1 point pour Michele et ses réceptions - en avant
1 point pour le buteur adverse qui croit qu'il va passer des pénalités de 40 mètres excentrées alors qu'il ne sait pas les mettre en face
2 points pour Victor qui applati avant l'enbut




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